Aider un proche dans sa maladie mentale

Il est souvent douloureux de voir un être cher aux prises avec des symptômes de maladie mentale. Et la plupart du temps il est difficile de savoir comment l'aider et le soutenir au mieux.
Votre proche pourrait avoir déjà un diagnostic spécifique ou peut-être simplement qu'elle vous inquiète par ses comportements. Vous souhaitez aider votre proche ou lui apporter du soutien mais ne savez pas comment faire.

Voici quelques conseils et éléments à prendre en compte lorsque vous essayez d'aider un être cher.


  • Connaître les signes avant-coureurs de problèmes de santé mentale

Le retrait des interactions sociales, des problèmes inhabituels au travail ou à l’école, des changements importants au niveau du sommeil et de l’appétit peuvent être potentiellement des signes avant-coureurs d'une maladie mentale.
Mais attention, une personne présentant ces signes ou ayant ces expériences ne signifie pas nécessairement que la personne a un problème de santé mentale, les symptômes peuvent également être liés à d'autres difficultés rencontrées d'une autre nature que la maladie mentale. C'est pourquoi une évaluation par un professionnel de la santé serait importante, pourrait aider à résoudre certains problèmes et à prévenir le développement de symptômes plus graves.


  • Comment aborder le problème?

L'une des étapes les plus difficiles et les plus importantes pourrait bien être celle d'aborder la question avec l'autre. Sachez-le, vous n'avez pas besoin d'être un expert ou d'avoir les réponses. Commencez par exprimer votre préoccupation et votre volonté d'écouter et d'être là pour la personne. N'ayez pas peur d'en parler. Rassurez-les que vous vous souciez d'eux et que vous êtes là pour eux. Utilisez les phrases commençant par "je". Par exemple, utilisez "Je m'inquiète pour toi…", "J'aimerais que tu envisages de parler à un professionnel…". plutôt que "tu es ..." ou "Tu devrais ..."

Essayez de faire preuve de patience et d'empathie et essayez de ne pas porter de jugement sur les pensées et les actions de l'autre. Écoutez simplement, ne banalisez pas et ne contestez pas les sentiments de la personne.

Encouragez la personne à parler à un psy ou à son médecin si cela lui convenait mieux. Pour certaines personnes, il peut être utile de comparer la situation à un problème de santé physique et à la manière dont elles réagiraient. Par exemple, si la personne était préoccupée par le diabète ou l'hypertension artérielle, serait-elle susceptible de demander des soins médicaux?

Enfin, vous pouvez lui rappeler que chercher de l'aide est un signe de force. 


  • Faites vous aider vous 

Pendant que vous vous concentrez sur l'aide de votre proche, il est également important de prendre soin de vous - physiquement et émotionnellement. Cherchez de l'aide pour vous-même si vous en avez besoin. Reconnaissez et admettez les limites de ce que vous pouvez donner. 

Trouvez des groupes de soutien pour les membres de la famille, tels que ceux de l'UNAFAM ( Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques). Ce genre de groupe peut constituer de précieuses sources d'informations ainsi qu'un soutien et une compréhension mutuels. Ils proposent à la fois un programme de formation pour les familles (famille à famille) et des groupes de soutien permanents dirigés par des pairs pour les membres de la famille. Ils sont gratuits et confidentiels. Trouvez un groupe de soutien aux familles UNAFAM près de chez vous ici.
 

  • Attentes

Il est important d'avoir des attentes réalistes. Le rétablissement de la personne n’est généralement pas un processus simple, il y aura probablement des améliorations et des revers en cours de route. Avec la permission de la personne concernée, vous pouvez travailler avec leur équipe de soin pour vous aider à les aider au mieux.
Même si vous estimez que votre soutien et vos actions ne font pas de différence, ils font sûrement une différence pour votre proche. Votre proche pourrait être blessant et peu reconnaissant clairement pour ce que vous faites pour lui ou peut simplement ne pas être en mesure d'exprimer son appréciation. Mais savoir que vous êtes là pour eux est primordial pour aider quelqu'un à s'en sortir.
Si vous pensez que votre proche est à risque de se blesser ou de blesser d'autres personnes, contactez le service d'urgence psychiatrique et parlez-en.

 Mayda CHEDID

Psychologue Psychothérapeute

9, Place de la Nation 75011 Paris

​06.41.88.60.23