Mayda CHEDID

Psychologue Psychothérapeute

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Bien soigner son TOC


Jusque là, on considérait qu'il faudrait environ 12 semaines pour les personnes qui sont traitées pour un trouble obsessionnel-compulsif (TOC ) pour prouver une amélioration. 
Toutefois, une étude publiée en ligne dans la revue "Molecular Psychiatry", suggère qu'une forme de thérapie cognitivo- comportementale (TCC) intensive peut atteindre ces mêmes résultats en presque quatre semaines.
Sanjaya Saxena, psychiatre à l'Université de Californie - San Diego a réussi à démontrer à travers un PET Scan effectué avant la thérapie sur des personnes souffrant de TOC qu'avec une TCC type "exposition avec prévention de la rechute", des individus ayant eu un traitement cinq jours par semaine pendant quatre semaines ont montré des améliorations significatives de leurs symptômes du TOC et une amélioration nette de la qualité de vie. L'exposition avec prévention de la rechute consiste à apprendre aux individus à gérer les obsessions anxieuse ainsi que les symptômes d'angoisse, sans pour autant agir sur leurs compulsions, ou les rituels.
A la fin de la thérapie, un nouveau PET Scan a été fait. Ce dernier a montré au niveau cervical une nette diminution de l'activité du thalamus et une augmentation de l'activité dans le cortex cingulaire antérieur, qui est impliqué dans la suppression des émotions négatives. Le même modèle de l'activation accrue a également été observé chez les personnes souffrant de dépression majeure qui reçoivent une thérapie cognitivo-comportementale.



Sur l'intimidation sexuelle 


Une étude menée par French, Tilghman, et Malebranche (2014) a étudié les corrélations (les liens) entre l'intimidation ou la coercition sexuelle et les facteurs psychosociaux chez 284 adolescents et jeunes hommes, du lycée à l'université. Plus de 4 participants sur 10 (43%) ont connu la coercition sexuelle. L'intimidation sexuelle qui a abouti à un rapport sexuel a été associée à une plus grande prise de risques sexuels et de consommation d'alcool. L'intimidation verbale a, pour sa part, été associée à une grande détresse psychologique. Le forcing à la consommation de substance fut également en lien avec les prises de risques sexuels. D'autres liens ont été mis en évidence. 



Pourquoi faut-il rembourser les psychothérapies? 


Dans un récent article de Libération, Pierre-Henri CASTEL Directeur de recherches au CNRS, épistémologue et historien des sciences, Xavier BRIFFAULT chercheur au CNRS, sociologue et épistémologue et Anne DEZETTER Docteur en santé publique, économiste de la santé, expliquent en quoi nous sommes tous perdants dans le non remboursement des psychothérapies. " Si l'assurance maladie remboursait même partiellement un certain nombre de séances de psychothérapie, environ une vingtaine (il en faut parfois beaucoup moins), à tous ceux qui sont atteints d'un trouble de santé mentale courant (dépression modérée à sévère, troubles anxieux), le gain serait considérable, autant pour la collectivité que pour ces personnes en souffrance.
Ils mettent en avant cinq préjugés principaux. Bonne lecture !
Article : Pourquoi faut-il rembourser les psychothérapies?